Le Riz en Haïti
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1.- Vue générale

Le riz représente 26 % de la production céréalière mondiale contre 25 % pour le maïs et 29 % pour le blé (SEBILLOTE, 1987). Cette céréale occupe 11% des terres cultivables de la planète, dans les zones géographiques et climatiques très diverses, du niveau de la mer à plus de 2500 m d’altitude. Le riz est cultivé dans plus de 100 pays sur tous les continents à l'exception de l'Antarctique, depuis le 50e degré de latitude nord jusqu'au 40e degré de latitude sud (PIRAS, 2003). Les pays producteurs sont essentiellement la Chine, la Thaïlande, le Vietnam, le Laos, la Birmanie, l'Inde, l'Iran, le Japon, le Bangladesh, l'Italie  la France le Brésil, les Etats-Unis, le Costa-Rica, le Surinam, la Guyane, la République Dominicaine et la République d’Haïti.

La production mondiale de riz non décortiqué a pu croître de 2,3% en 2005 et atteindre un nouveau record à 666 millions de tonnes selon la FAO. La production asiatique de riz non décortiqué a dépassé le seuil des 600 millions de tonnes cette année, et se monter à 605 millions de tonnes et la FAO a précisé que des hausses de productivité étaient anticipées pour l'ensemble du continent. En Afrique, la production de riz a augmenté de 3,6% à 23,2 millions de tonnes de riz, selon les estimations, tandis que la production en Amérique latine et dans les Caraïbes (sauf Haïti) a dû croître de 7,4% à 26,2 millions de tonnes, selon les données de la FAO. En revanche, la production régresse en Haïti, en particulier, dans la Vallée de l’Artibonite. Le volume de production de riz est passé en-dessous de la barre des 96 000 tonnes métriques (TM) en 2004, par rapport à 1985, où elle s’élevait à 125 000 TM (Agro-Presse, 2004). En outre, le rendement moyen des cinq (5) principaux producteurs du riz (Chine, Japon, Etats-Unis, Corée du Sud et Egypte) sont respectivement : 6.12, 5.87, 7.45, 5.99 et 9.43 tonnes/ha.

En Haïti, le riz occupe une place importante dans la diète alimentaire puisqu’il est quotidiennement consommé par une large partie de la population à un rythme croissant (MARNDR, 1984). Il tend à remplacer dans l’assiette des ménages les autres produits agricoles du pays dans une proportion de 20% de la consommation de base (JEAN, 1994). La production rizicole nationale annuelle reste jusqu’à 2005 faible. Elle est passée de 91 000 TM pour l’année 2000 à 76 000 TM durant l’année 2003, soit seulement 25,3 % des besoins nationaux estimés à 400 000 TM de riz décortiqué par an (CNSA, 2004). Les importations sont, sont jusqu’à 2004, de 345 000 TM  pour une valeur de 155 millions de dollars US (ORYZA 2005). Les prix à l’import étaient en juin 2004 à 455 $ US la tonne métrique.

Le riz est cultivé dans les poches marécageuses, les plateaux humides et dans les plaines irriguées en Haïti. Les grandes zones de production sont : Fort Liberté, la Plaine des Cayes et la Vallée de l’Artibonite. Cette dernière est considérée comme la région où la production rizicole est beaucoup plus poussée. On y trouve, sous culture irriguée, 44 000 ha en deux saisons, soit plus de 72 % de la superficie rizicole nationale qui est environ 58 000 ha (PROSPER, 2001). Les campagnes varient suivant les zones écologiques. En effet, dans la Vallée de l’Artibonite le riz  est cultivé pendant deux campagnes. La première campagne dite sèche s’étend de novembre à avril alors que la deuxième dite pluvieuse va de juin à octobre.

Les rendements obtenus dans les rizières haïtiennes sont moyennement très faibles. Suivant les techniques de production adoptées, ils varient de 0,8 à 2,9 t/ha (FAO, 1994). Le rendement moyen était de 2,012 t/ha en 2001 pour Haïti alors qu’au niveau mondial, pour les grand pays producteurs, il était de 6.97 t/ha (InfoCom, 2002).

Les rendements du riz dans la Vallée de l’Artibonite, du fait qu’ils sont très bas par rapport au potentiel du milieu, sont passés en moyenne de 5 t/ha en 1997 à 3 t/ha en 2001 (ODVA, 2001). Toutefois, le rendement du riz peut aller jusqu’à 7 t/ha (ODVA, 2001). Ces sont non seulement faibles mais il y a également une très forte variation interannuelle à laquelle se superposent aussi des variations intra annuelles d’une parcelle à l’autre pour une même zone de production et d’une zone de production à l’autre.

 L’ampleur et les déterminants de ces variations enregistrées au niveau des rendements ne sont toujours pas bien connus puisque le paysan est privé de certaines assistances techniques et des centres de recherche orientés vers ce domaine. Ainsi, il est important et nécessaire  de chercher à identifier et surtout à hiérarchiser les causes de ces variations, et de travailler aussi sur le raisonnement des pratiques culturales. Les résultats de ces recherches doivent mettre en perspective la possibilité d’exploiter cette variabilité des rendements pour améliorer les systèmes de culture actuels à base de riz au regard de trois critères : durabilité des systèmes, productivité et qualité des produits récoltés.
 
2.- Le riz et le climat

2.1.- Ecophysiologie du riz

Les conditions écologiques favorables à la riziculture irriguée sont complexes et variables suivant les variétés et les systèmes de culture. Les principaux facteurs climatiques et édaphiques qui conditionnent la croissance et le développement de cette culture sont : la température, l’humidité, la durée d’insolation, la longueur du jour et le sol (ANGLADETTE, 1967).   

2.1.1.- Effet de la chaleur

    Le riz exige pour végéter une quantité totale de chaleur proportionnelle à la durée du cycle végétatif.  Cette quantité de chaleur a été calculée par divers auteurs, par sommation des températures moyennes journalières pendant la végétation. Les estimations varient très sensiblement de 200C en moyenne au Portugal et 210 à 350C aux Indes, soit 30 à 350C pour les variétés hâtives et 44 à 660C pour les variétés tardives.  En fait, les quantités optimales, minimales et maximales de chaleur nécessaires varient au cours des diverses phases de la végétation (PROSPER, 2004).
   
2.1.2.- Effet de la température sur la germination

    D’après Oka, en 1998, les variétés continentales (type indica) ne germent pas au-dessous de 130C tandis que pour les variétés insulaires (type japonica), les températures minimales absolues et moyennes de germination oscillent entre 11 à 130C.  La vitesse de germination s’accroît avec la température, et les variétés qui sont particulièrement sensibles ont tendances à germer moins rapidement.  La température se situe entre 30-350C. Au-dessus de 400C, la germination est freinée ou même impossible.
   
2.1.3.- Effet de la température sur la phase végétative

    La température a d’abord une influence très supérieure à celle de la lumière durant les premières phases de la végétation ; ensuite elle affecte la croissance proprement dite, la hauteur de la plante et la durée de la phase végétative.  La complexité de ces phénomènes provient, d’une part, du fait qu’il y a interaction constante, plus ou moins marquée, avec la lumière et, d’autre part la température intervient non seulement sur l’air ambiant, mais également par le canal de l’eau d’irrigation.
   
    La vitesse du tallage s’accélère sérieusement en fonction de la température entre 15-300C. Cette accélération est plus importante pour les types indica que pour les japonica.  En conséquence, la durée du tallage raccourcit lorsque la température s’élève et ce raccourcissement est fonction de la variété. Quant au nombre maximum de talles, il diminue lorsque la température s’accroît au dessus d’une température moyenne voisinant 32-340C (PROSPER 2003).
   
    Le taux d’élongation ou accroissement moyen journalier de la plante en hauteur en pourcentage de la hauteur moyenne de cette plante, par degré d’accroissement de température est plus élevé (7-8%) pour les types japonica que pour les indica. Ces diverses observations tendent à montrer que les variétés de type indica sont susceptibles d’une croissance végétative plus vigoureuse, sous haute température que celles des japonica ((PROSPER 2003).
   
2.1.4.- Effet de la température sur la phase reproductive

    La température agit très fortement sur les phénomènes se déroulant au cours de la phase reproductive.
   
    L’initiation des organes floraux peut-être avancée de 2, 3 ou 4 jours par degré supplémentaire de température. Plusieurs auteurs ont étudié les effets de basses températures durant la période d’initiation-fécondation; elles agissent défavorablement entre le 20e et le 24e jour avant l’épiaison, en affectant la formation des primordia, glumes, pistil et étamines qui se traduit par près de 35% d’épillets stériles (PROSPER 2003).
   
    D’une façon générale, selon PROSPER dans les notes de cours de 2003, une basse température retarde sérieusement le développement de l’inflorescence, la panicule pouvant même ne pas émerger. La résistance aux basses températures est un caractère variétal et c’est en profitant de ces observations que tous les pays rizicoles septentrionaux, notamment le Japon cherchent à produire, par sélection ou hybridation, des variétés résistantes au froid.
   
2.1.5.- Effet de la lumière

    La lumière conditionne la végétation du riz selon plusieurs voies parallèles : alternances journalières lumière-obscurité (photopériodisme) et durée de l’exposition à la lumière, intensité de la lumière, quantité de la lumière.  Ces actions de la lumière sont diverses, selon les phases de la végétation du riz et selon les variétés.
   
2.1.6.- Réponse au photopériodisme/ germination

    La réponse du riz au photopériodisme est généralement considérée d’une manière globale, mais en réalité elle varie selon les phases de la végétation.  Sur la germination, il semble que la lumière n’a pas une action sensible. Toutefois, l’action agit dans les premiers stades de la croissance. L’obscurité ou un très faible éclairage, favorise l’élongation et l’accroissement du poids sec des coléoptiles et radicules.
   
    Durant la phase juvénile, certains auteurs ont montré que les différences de durée journalière d’éclairement n’ont pas ou exercent très peu d’action sur le développement de la jeune plante. Cette phase débute avec la germination et est de durée variable entre 14 à 73 jours selon les variétés.
   
    L’initiation de l’inflorescence semble être un caractère variétal, peu sensible à l’influence de la durée du jour. Néanmoins, pour les variétés hâtives, les travaux ont montré qu’il existe des variétés qui ont un optimum seuil de photopériode entre 10 et 11 heures au-dessus duquel l’initiation est retardée.
   
    La croissance de l’inflorescence semble être influencée par la durée du jour et l’accroissement de la photopériode tend à augmenter la longueur de la panicule. En ce qui concerne le pourcentage de stérilité, il semble que celui-ci décroît sensiblement chez les variétés photosensibles et hautement photosensibles, lorsque la durée de la photopériode passe de 10 :30 à 12 :30, tandis que l’anthère serait moins régulière et plus longue dans le cas de quelques variétés soumises à une longue photopériode.
   
3.- Problèmes phytosanitaires

Les maladies et les insectes constituent un des principaux problèmes qui affectent les rizières dans la Vallée de l’Artibonite. Il n’en est pas ainsi dans le cas des rats qui donnent de sérieux problèmes au cours des différentes étapes de cette culture surtout pendant la saison sèche.

•    Lutte contre les insectes

          En cas d’attaque d’insectes, les riziculteurs recourent aux insecticides. Un tel cas se présente généralement lorsque le calendrier cultural n’est pas respecté.
          En pépinière, le Sevin, le Malathion, le Diazinon et le Dithane sont utilises contre les chenilles. Quant à la plantation, notamment au stade de remplissage des grains, les riziculteurs recourent à l’usage de Curacron, Carate, pour contrôler les punaises qui se nourrissent des grains au stade laiteux tels que: Nezara virudula (punaise verte) et Oebalus insularis (punaise marron maculée de crème). La plupart du temps, les riziculteurs utilisaient le DDT. (dichloro-diphenyl-Trichlorethane) contre ces pestes. Ce produit est actuellement interdit.
         
•    Lutte contre les rats
 
        Les rats constituent un fléau tant pour la pépinière que pour les plantations. En pépinière, leur action destructrice s’étend du semis jusqu'à environ une semaine après la levée. Ils mangent les grains semés, coupent les tiges afin de prendre à leur base les grains non encore résorbés totalement. Il arrive des cas où la quasi totalité des grains semés soit remportée par les rongeurs. Le riziculteur est obligé de semer à nouveau dans ces conditions. Quant aux plantations, principalement au stade laiteux, ils coupent les tiges pour se nourrir des grains se trouvant dans les panicules. Pour lutter contre cette peste tant en pépinière qu’en plantation, les riziculteurs étendent des appâts contenant du phosphure de zinc sur les diguettes des casiers.
       
•    Lutte contre les oiseaux

        En riziculture comme dans tous les autres écosystèmes humides, la présence des oiseaux demeure importante. Mais certains d’entre eux se révèlent nuisibles puisqu’ils consomment les grains de riz et causent ainsi une perte aux planteurs. Parmi les oiseaux nuisibles, les riziculteurs de cette plaine mentionnent : Les Madan Sara et la sarcelle d’été.
        En cas d’attaques des Madan Sara, les riziculteurs utilisent une main d’œuvre juvénile ou adolescente pour la surveillance durant les périodes laiteuses, pâteuses et maturité jaune. Les épouvantails tels que les hommes de paille, les boites vides pendues, les tambours peuvent être aussi employés pour chasser ces oiseaux.
       
        Quant à la sarcelle d’été (sasèl) appelé encore canard sauvage (Anas discor) qui se nourrit des semences semées en pépinière et attaque la pépinière généralement pendant la nuit quand il y a de la lune, les riziculteurs épandent sur les diguettes un peu de semence enrobées de Diazinon contre ces oiseaux.
       
•    Lutte contre les maladies

           A la vallée de l’Artibonite, la lutte contre les maladies se résument a celle de la « Paille Noire » ou pourriture de la gaine qui est la plus redoutable. Elle est causée par le complexe Acarien- Champignon compose de l’acarien Steneotarsonemus spinki, Smiley et du champignon Sarocladium oryzae, (Swada) W Gams et peut engendrer des pertes allant de 20 a 100% (Jean-Baptiste, 2001). La méthode couramment utilisée contre cette maladie, c’est l’élimination des résidus de récolte et l’utilisation des variétés résistantes.
          
          Malheureusement, la seule variété résistante préconisée et vulgarisée par l’ODVA et la MISAGRITW, la reforme (TCS10), commence à présenter certains symptômes de cette maladie (des lésions nécrosées a la surface interne de la gaine des feuilles). Tandis que les variétés « traditionnelles » ne présentent aucun symptôme diverses causes peuvent expliquer une telle situation : l’ODVA, Institution responsable de la diffusion des semences préparées par la MISAGITW, ne peut satisfaire les besoins des riziculteurs en semence. Elle dispose en moyenne 980 tonnes de semences par an alors que les besoin de cette plaine en semences se situent à plus de 3000 tonnes. Donc, les riziculteurs sont contraints toujours à utiliser les semences provenant de la récolte précédente. Ce qui peut entrainer la dégénérescence des variétés particulières la Réforme. De plus, la Réforme, variété introduite peut ne pas s’adapter a toutes les conditions culturales de cette vallée telles que : riziculture permanente sans une période de jachère, fertilisation non équilibrée etc.
          
4.- En guise de conclusion

La majorité des agriculteurs pauvres en ressources n’ont souvent pas accès à des quantités suffisantes d’intrants, spécialement les engrais, au bon moment pour obtenir des rendements élevés. Les intrants ne sont souvent pas disponibles sur les marchés régionaux. De plus, les petits agriculteurs sont généralement incapables d’acheter des quantités suffisantes d’engrais et de couvrir les autres dépenses culturales par manque de crédit. L’aide de la recherche et de la vulgarisation, essentielle pour assurer une réduction effective des écarts de rendements et pour améliorer la productivité et le rendement du riz n’est, elle non plus, pas toujours disponible.

D’importants facteurs économiques et sociaux ont influé sur la volonté des agriculteurs de continuer à maximiser les rendements des cultures individuelles et d’intensifier les rotations. Ces facteurs peuvent être liés à la disponibilité et à la rentabilité des moyens de production tels que la main-d’œuvre, l’eau, la disponibilité des semences, la mécanisation, l’accès à l’irrigation, la gestion des structures d’irrigation et de l’eau, la baisse des prix à l’exploitation et les menaces de la modernisation sur le capital social.

Cette étude montre que les systèmes de production de riz font face à deux problèmes principaux.

Le premier problème concerne les différences observées entre les rendements élevés du riz dans les stations de recherche et la moyenne des rendements généralement plus basse rencontrée dans les systèmes à base de riz. Cette thématique montre que cet écart peut être réduit par la combinaison de mesures techniques, sociales, économiques et politiques et par un partenariat entre les nombreuses parties prenantes : chercheurs, agriculteurs, vulgarisateurs et planificateurs.

Le second problème concerne l’observation de l’apparente stagnation et, parfois, de la baisse des rendements et de la productivité du riz dans les endroits où les rendements avaient été élevés pendant de nombreuses années. Les raisons en sont complexes et nécessitent des recherches dans de nombreuses situations; toutefois, ce processus de baisse des rendements pourrait être inversé par une meilleure compréhension du contexte social, économique, biophysique et technique des systèmes à base de riz et de leurs interactions avec leurs environnements, et par la combinaison des mesures proposées ci-dessous.

•    Parmi les diverses stratégies qui permettent d’obtenir la croissance de production nécessaire à l’augmentation durable des niveaux de rendements du riz, la meilleure stratégie à court terme est la réalisation au niveau des champs des agriculteurs d’une proportion importante du potentiel génétique de rendement aujourd’hui disponible. Cela nécessite l’évaluation de l’écart de rendement, l’identification des principales contraintes technologiques, institutionnelles, socioéconomiques et politiques, et la détermination des remèdes appropriés.

•    Actuellement, l’aspect des variétés semble constituer un des points clés sur lequel on doit travailler en fonction du développement de la riziculture dans la Vallée. Disposer des variétés à hauts rendements, résistantes à la verse, adaptées au système de récolte utilisé par les agriculteurs et qui répondent aux habitudes des consommations doit être un des points stratégiques d’un programme de recherche sur la culture du riz dans la Vallée de l’Artibonite.

•    Des mécanismes institutionnels et de formation devraient permettre de mettre en place des procédures capables d’évaluer, de perfectionner et de délivrer les messages techniques, en étroite collaboration avec les agriculteurs, hommes et femmes; ces mécanismes devraient inclure les services de vulgarisation gouvernementaux, les organisations de volontaires, les agences du secteur privé, l’enseignement des agriculteurs au champ, les groupes d’agriculteurs ou les associations de producteurs.

•    Les responsables de la recherche et de la vulgarisation doivent être formés aux méthodes participatives et aux techniques d’animation de groupes d’agriculteurs. Ils doivent aussi avoir connaissance des techniques les plus récentes.

•    La disponibilité en intrants, crédit, et autres facteurs de productions, dans un cadre économique rationnel, facilitera l’évolution des pratiques appropriées par les agriculteurs. Il y a, dans ce cas, une possibilité supplémentaire d’impliquer l’agro-industrie dans la fourniture d’intrants, de services et d’appui technique aux agriculteurs.

•    Le suivi participatif et l’évaluation dans le temps des performances de la riziculture et des systèmes agricoles devront être assurés par des équipes de vulgarisateurs, de chercheurs et d’agriculteurs.

•    Les exemples de réussite doivent être diffusés après des agriculteurs et des autres intéressés en utilisant les stratégies de communication appropriées pour leurs assurer un large impact; ces stratégies peuvent être: les échanges entre agriculteurs, l’information sur les marchés, les directives, l’aide à la décision, la recommandation de dates optimums pour les différentes opérations, l’alerte à l’apparition de ravageurs, sur support imprimé, à la radio.

•    Il serait nécessaire de faire une identification et une classification des principales mauvaises herbes existantes dans cette région

•    Les agriculteurs devront avoir à leur disposition une infrastructure de recherche et de vulgarisation capable de résoudre leurs problèmes et de les aider. Ce dispositif renforcera la coopération entre recherche, vulgarisation et agriculteurs.

Aucune de ces mesures ne pourra être efficace sans un environnement politique favorable comprenant des services d’appui, une commercialisation et des conditions de marché équitables. De plus, le gouvernement doit inévitablement maintenir un équilibre entre la demande en riz à un prix raisonnable de la part des communautés urbaines croissantes; il doit aussi répondre à l’attente des producteurs de riz en matière de rémunérations justes de leurs efforts.
 
Source : Talot BERTRAND, Mémoire de sortie intitulé : Diagnostic des systèmes de culture rizicole (Oryza sativa, L) dans la Vallée de l’Artibonite (Décembre 2005)

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