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Plusieurs services météorologiques et agences scientifiques nationales prévoient combien de tempêtes et ouragans sur l’Echelle de Saffir-Simpson qui pourraient se former au cours de la saison et / ou combien de phénomènes cycloniques tropicaux affecteront un pays en particulier.

Ces agences comprennent le consortium Tropical Storm Risk TSR) de l'University College London, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et la Colorado State University (CSU).

 

Les prévisions incluent les changements hebdomadaires et mensuels des facteurs significatifs permettant de déterminer le nombre de tempêtes tropicales, d'ouragans et d'ouragans majeurs au cours d'une année donnée. Certaines de ces prévisions tiennent également compte de ce qui s'est passé au cours des saisons précédentes et d'un événement en cours comme La Niña qui s'était récemment formé en novembre 2017.

 

En effet, les ouragans sont des phénomènes complexes dont la formation est rendue possible par deux principaux facteurs :

1.     La température élevée des eaux : devant être égale ou supérieure à 26°C sur une profondeur d’au moins 60 mètres, la température de l’eau est une composante essentielle dans la formation d’un ouragan, mais ce n’est pas la seule. Cette année, les températures de surface de l’océan Atlantique intertropical sont plus chaudes que les moyennes.

2.     El Nino : les conditions atmosphériques planétaires jouent aussi un rôle. Les années cycloniques les plus intenses se produisent en l’absence du phénomène El Nino. Cette anomalie de température des eaux de l’océan Pacifique modifie la circulation atmosphérique planétaire et génère des vents forts en haute altitude qui franchissent le continent américain et passent au-dessus de l’Atlantique, par effet de “vases communicants” : ce processus annihile alors la formation des ouragans sur cette zone car les vents forts en haute altitude ne sont pas favorables à la formation tourbillonnaire d’un ouragan.

En revanche, le phénomène inverse « La Nina » est propice aux saisons cycloniques actives. Rappelons que “La Nina” est une anomalie froide des eaux de surface de l’océan Pacifique : selon le même principe des vases communicants, cette situation n’entraîne pas de vents forts en haute altitude vers l’océan Atlantique, ce qui est propice au développement des mouvements rotatifs nécessaires à la formation des ouragans.

Ainsi, en 2017, nous étions en présence d’un faible El Nino, ce que l’on appelle une année « neutre », ce qui laissait présager une reprise de l’activité cyclonique après 10 ans de calme relatif et 5 ans de calme inédit. Mais l’intensité atteinte en 2017 a tout de même dépassé les prévisions des divers organismes météorologiques spécialisés. L’année 2018 était également une année quasiment “neutre”, ce qui a permis à l’activité cyclonique de se développer. Pour cette année, El Nino est de retour, de façon modérée, et devrait se maintenir cet été. Il devrait agir comme un modérateur de l’activité cyclonique.

D’autres paramètres sont également à prendre en compte pour la détermination des prévisions cycloniques, telle la vitesse des alizés, ces vents d’Est semi permanents qui soufflent à ces latitudes, ainsi que la teneur de l’atmosphère en sables issus du Sahara, qui agissent comme un inhibiteur de la formation des ouragans. Dans ce contexte, comment s’annonce la saison 2019 qui commence le 1er juin ?

 

Cette année, la saison 2019 des ouragans dans l'Atlantique Nord s'est ouverte de façon précoce avec la tempête subtropicale Andrea, le 21 mai dernier. Il s'agit de la neuvième fois en vingt ans que la saison débute avant la date officielle du 1er juin.

 

Malgré ce démarrage précoce, les paramètres évoqués ci-dessus, en particulier la persistance du phénomène El Nino pendant l’été, devraient jouer en faveur d’une saison cyclonique plutôt proche des moyennes, voire légèrement inférieure. Néanmoins, les températures de l’océan atlantique tropical sont supérieures aux moyennes, de l’ordre de +0,5°C à +1°C, ce qui peut agir, à contrario, comme un facteur stimulant.

 

Plusieurs organismes météorologiques mondiaux sont spécialisés dans la prévision des ouragans. Ces organismes communiquent sur la perspective plutôt rassurante d’une saison standard. Selon la NOAA américaine, on devrait assister à la formation de 9 à 15 tempêtes nommées (c’est à dire des phénomènes tropicaux qui atteignent le stade de “tempête tropicale”, dont les vents moyens soutenus dépassent 63 km/h), dont 4 à 8 ouragans et jusqu'à 2 à 4 ouragans majeurs.

 

De son côté, le Tropical Storm Risk prévoit une saison cyclonique 2019 légèrement inférieure à la moyenne, avec des chiffres presque identiques à ceux de la NOAA, à savoir 12 phénomènes, dont 5 pourraient évoluer en ouragans et 2 en ouragans majeurs.

 

Cette analyse globale est partagée par les météorologues de la Chaîne Météo, qui soulignent que tous ces paramètres vont dans le sens d’une saison cyclonique standard en Atlantique Nord, alors que la situation est radicalement différente dans le bassin Pacifique.

 

La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2019 est la même que celle de la saison cyclonique 2013, sauf Ingrid remplacé par Imelda. Les noms utilisés en 2019 qui pourraient faire l'objet d'un retrait à cause de leurs effets seront annoncés au printemps 2020 lors de la réunion de l'Organisation météorologique mondiale. Dans cette liste, on trouve : 1) Andrea ; 2) Barry ; 3) Chantal ; 4) Dorian ; 5) Erin ; 6) Fernand ; 7) Gabrielle ; 8) Humberto ; 9) Imelda ; 10) Jerry; 11) Karen; 12)   Leslie ; 13) Melissa ; 14) Nestor; 15) Olga; 16) Pablo ; 17) Rebekah ; 18) Sebastien ; 19) Tanya ; 20) Van ; 21) Wendy.

 

Malgré ces prévisions plutôt rassurantes, n’oublions pas qu’il suffit qu’un seul ouragan qui puisse toucher terre pour que la situation soit catastrophique au niveau matériel et humain. En conséquence, il est recommandé aux autorités concernées, au secteur privé et aux organisations de la Société Civile de prendre toutes les dispositions contingentes afin de réduire les impacts des menaces et de protéger la population haïtienne au cours de cette saison cyclonique par rapport aux risques d’inondations, de glissements de terrain, d’éboulements, etc.

 Restons à l’écoute de Haiti-METEO

 Soyons vigilants / PROMODEV mande pou nou kole zepòl pou Sezon Siklòn nan

 

Talot Bertrand, Ing-Agr.

Spécialiste en Education Relative à l’Environnement

Secrétaire Général de la PROMODEV

Phones : (509) 2230-9998 (Bureau) / (509) 3733-5953 (Cellulaire)

Skype : bertrand.talot

Adresse: 82, Rue Lafleur Duchene, Port-au-Prince, Haiti

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